22 juin 2026
Syndicat FOCeA
HISTORIQUE – FOCeA obtient l’annulation partielle du décret sur le report des congés annuels!
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Il y a un an presque jour pour jour, le syndicat FOCeA vous informait (relire ICI) avoir fait plier une première fois le gouvernement en le contraignant à transposer, dans la réglementation applicable aux fonctionnaires territoriaux, le droit au report des congés annuels non pris en raison de la maladie ou en raison d’un congé lié à la parentalité, conformément à la jurisprudence de la cour de justice de l’Union Européenne (déjà très ancienne sur le sujet). Le Premier Ministre avait ainsi pris un décret en date du 21 juin 2025 à cet effet. Estimant que les mesures prises étaient insuffisantes et n’obligeaient pas l’employeur a informé l’agent de ses droits à report à son retour, nous avons contesté ce décret devant le Conseil d’Etat.
Le Conseil d’Etat donne raison à FOCeA!
Par une décision historique rendue le 16 juin 2026 (n° 506127 ), le Conseil d’État a partiellement annulé le décret n°2025-564 du 21 juin 2025 relatif au report et à l’indemnisation des congés annuels non pris dans la fonction publique territoriale. Il a ainsi censuré le décret sur deux points essentiels. En premier lieu, il a réaffirmé qu’était illégale l’absence d’obligation faite à l’employeur public d’informer précisément l’agent de ses droits à report de congés annuels acquis à la suite d’un congé pour raison de santé ou d’un congé lié aux responsabilités parentales ou familiales, ainsi que de la date à laquelle ces droits s’éteignent. En second lieu, le Conseil d’État a considéré que le décret méconnaissait le droit de l’Union européenne en ne prévoyant aucun droit au report des quatre premières semaines de congés annuels lorsqu’un agent a été empêché de les prendre pour des raisons tirées de l’intérêt du service:
La décision rendue par le Conseil d’Etat revêt une portée pratique CONSIDERABLE pour près de 6 millions d’agents publics!
Le Conseil d’État a affirmé en effet que la perte des droits à report au terme du délai de quinze mois n’est possible qu’à la condition que l’agent ait été effectivement informé de ses droits et de la date au-delà de laquelle ceux-ci s’éteignent. Or, dans les faits, très peu d’employeurs publics ont procédé à cette information à la fin de chaque année civile. Il en résulte que, pour de nombreux agents placés notamment en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS), en congé de longue maladie (CLM) ou en congé de longue durée (CLD), les droits à report des années antérieures demeurent ouverts et sont toujours exigibles. Il en est de même en ce qui concerne l’indemnisation de ces droits reportés lorsque ces agents ont par exemple été placés en retraite pour invalidité à l’issue de l’un de ces congés maladie.
Après la récente condamnation de la Collectivité européenne d’Alsace sur des questions similaires par la tribunal administratif de Strasbourg (déjà à l’initiative du syndicat FOCeA – relire ICI), c’est donc au tour du Premier Ministre de devoir revoir sa copie sous 6 mois maximum et de présenter au Conseil commun de la Fonction Publique (CCFP), plus haute instance de dialogue social au sein de la fonction publique, un nouveau projet de décret conforme, cette fois-ci, aux exigences du droit européen.
Récemment désigné par décret en qualité de titulaire pour FO au sein du CCFP (lire ICI), le secrétaire général du syndicat FOCeA a d’ailleurs eu l’occasion d’interpeller vivement le Ministre de l’action et des comptes publics lors de la séance du CCFP que celui-ci a présidé le 18 juin dernier, deux jours après l’arrêt rendu par le Conseil d’Etat. Ce ministre a admis publiquement que FO avait eu raison sur ce dossier et que le gouvernement devra en tenir compte.
Nous vous invitons à prendre connaissance du communiqué de presse que nous avons établi et qui explique ce que nous avons réussi à faire, sans avocat, grâce aux compétences développées par l’équipe FOCeA :
A FOCeA, nous ne prétendons pas avoir de juriste RH contrairement à une autre organisation syndicale qui s’en vante ouvertement. Nous n’avons pas pris cet « éminent » juriste dans notre équipe, et pour cause, nous n’en avons pas forcément besoin au regard de ce que nous sommes en capacité de faire pour défendre de manière concrète les intérêts et les droits des agents de la CeA.
Pour en savoir plus sur vos éventuels droits à report dont la CeA vous aurait privé, contactez le syndicat FOCeA pour une une étude personnalisée de manière à en bénéficier, y compris plusieurs années après: contact@focea.eu











