27 mai 2026
Syndicat FOCeA

Report des congés pour cause de maladie : la CeA condamnée à l’initiative de FOCeA!

Temps de lecture estimé : 2 min

 

 

Dans une actu publiée il y un peu plus de 2 ans (relire ICI), nous vous avions informés avoir engagé une procédure devant le tribunal administratif de Strasbourg pour contraindre la Collectivité à respecter ses obligations en matière de droit à report des congés annuels non pris en raison de la maladie.

En effet, nous avions demandé au Président BIERRY, en novembre 2022, qu’il se conforme à la directive européenne relative à l’aménagement du temps de travail qui oblige tout employeur à informer AUTOMATIQUEMENT tout agent de retour d’une longue période de maladie, du nombre de jours de congés reportés dont il dispose ainsi que de la date jusqu’à laquelle il peut les prendre. Celui-ci avait refusé de modifier, en ce sens, le règlement général du temps de travail applicable aux agents de la CeA. Bien mal lui en a pris ….

 

La décision du Président de la CeA annulée par le tribunal!

 

Après 3 ans et demi de bataille menée par le syndicat FOCeA, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé le 19 mai 2026 la décision du Président de la CeA par lequel il a refusé d’abroger les dispositions de l’article 12.3 du règlement général du temps de travail :

 

Jugement du tribunal administratif

Les juges ont en effet estimé, ainsi que nous le soutenions, que ce règlement était illégal dans la mesure où il imposait à un agent empêché de prendre ses congés annuels au-delà de la période de référence, du fait de la maladie, à formuler une demande préalable d’information auprès de la DRH sur le nombre de jours de congés annuels reportés dont il pouvait bénéficier à son retour.

 

La CeA est tenue d’informer SPONTANEMENT les agents de leur droit à congés annuels reportés!

 

Les juges ont par ailleurs ordonné au Président Bierry d’abroger le point 12.3 du règlement général du temps de travail des agents de la collectivité européenne d’Alsace approuvé par la délibération du 6 décembre 2021 et de se prononcer à nouveau sur les modalités de report des jours de congés dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement. La collectivité a également été condamnée à verser à notre syndicat une somme de 1500 euros au titre des frais engagés à l’occasion de ce recours contentieux afin de défendre l’intérêt de tous les agents sur cette question.

Nous avons d’ailleurs été tout récemment avisés que l’administration avait ajouté un point à l’ordre du jour du prochain comité social territorial (CST) qui se tiendra le 4 juin prochain visant à modifier le règlement intérieur ainsi que l’ont ordonné les juges. Pour autant, cela ne règle en rien les situations passées pour lesquelles la collectivité n’a pas spontanément informé les agents de leur droits à report de congés annuels non pris en raison de la maladie, alors qu’il y était tenue!

 

La CeA a délibéremment empêché les agents de bénéficier de leurs droits à report des congés annuels à leur retour de maladie, MAIS CES DROITS NE SONT PAS FORCEMENT PERDUS:

 

En effet, tout agent qui a eu de longues périodes d’absence pour cause de maladie depuis l’entrée en vigueur de la directive européenne en 2003 et qui a été privé de l’information sur ses droits à report, est en droit d’en bénéficier aujourd’hui encore!

Si vous êtes ou avez été dans cette situation, contactez le syndicat FOCeA pour que nous étudions vos droits à report de telle sorte que vous puissiez pleinement en bénéficier: contact@focea.eu

Pour en savoir plus sur vos éventuels droits à report: c’est ICI

 

FOCeA, un syndicat VRAIMENT persévérant qui agit CONCRETEMENT pour tous et toutes


23 avril 2019
Syndicat FOCeA

Une « habitude » qui commence à coûter cher : le CD68 encore condamné dans un litige l’opposant à un de ses agents !

Une fois de plus, nous vous informons que le Département du Haut-Rhin a été récemment condamné par le tribunal administratif de Strasbourg pour avoir refusé, malgré la réglementation, de prendre en charge les frais de soins et les frais de déplacement d’un agent en lien avec une affection reconnue imputable au service.

Placé en congé de longue durée imputable au service après une longue bataille menée avec le soutien de notre organisation syndicale, cet agent avait demandé la prise en charge, par le département du Haut-Rhin, des frais de soins qu’il avait du avancer soit près 4300 euros. L’administration ayant refusé malgré une jurisprudence existante parfaitement claire que nous lui avions fournie, l’agent a sollicité le concours de Fodpt68 et de son cabinet d’avocat pour défendre ses intérêts devant le tribunal administratif.

Le tribunal administratif de Strasbourg a finalement fait droit à la demande de l’agent et a condamné le département du Haut-Rhin à verser non seulement les 4300 euros de frais médicaux demandés par l’agent mais également la somme de 400 euros supplémentaires d’indemnités de retard. Vous trouverez ci-dessous le courrier lui ayant été adressé à cet effet par le département du Haut-Rhin.

Par ailleurs les juges ont également condamné le département du Haut-Rhin à 2000 euros de frais de justice.

Une OBSTINATION qui coûte CHER aux CONTRIBUABLES HAUT-RHINOIS :

En un peu moins de 2 ans, le département du Haut-Rhin a été condamné à payer 14000 euros de frais de justice pour des contentieux perdus face à ses agents soutenus par Force Ouvrière.

A quand un changement d’approche de la part de la Collectivité …. ?


23 janvier 2019
Syndicat FOCeA

Le CD68 condamné 2 nouvelles fois en fin d’année 2018… Ca ne change pas !

Habituels lecteurs de nos actus, vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que le Département du Haut-Rhin a été condamné deux nouvelles fois, juste avant Nöel, par le tribunal administratif de Strasbourg, pour avoir refusé de reconnaître comme imputables au service des maladies contractées par des agents.

Dans la première affaire, il s’agissait d’un agent du Centre Médico-Social de Guebwiller, victime de dysfonctionnements du service et ayant été contraint d’être placé en 2014 en arrêt de travail. Le juge a estimé au regard du contexte difficile au sein de CMS que la pathologie de l’agent était en lien avec l’exercice de ses fonctions. Il s’est d’ailleurs appuyé sur le PV du CHSCT exceptionnel sollicité par FO (lire ICI).

Le tribunal a ordonné au Département du Haut-Rhin de reconnaître l’imputabilité au service de l’affection déclarée et l’a condamné à verser 2000 euros de frais de justice. Il convient de souligner que l’Administration, malgré de nombreuses tentatives de notre part, a refusé de négocier avec FOdpt68 pour trouver une solution amiable.

DES CONDAMNATIONS

QUI COÛTENT CHER et

QUI ÉGRATIGNENT L’IMAGE DU CD68 !

La seconde affaire concernait, quant à elle, un agent des collèges, victime d’une mise à l’écart par ses collègues au sein de son établissement et qui avait développé une dépression avec de longs arrêts de travail. Malgré les rapports d’expertise médicale, le Département persistait à ne pas reconnaître cette maladie imputable au service. Le tribunal en a décidé autrement:

Le juge a contraint le Département du Haut-Rhin à reconnaître l’imputabilité au service de la pathologie déclarée et l’a également condamné à verser une somme de 2000 euros au titre des frais de justice. L’agent va recevoir des rappels de demi-traitement conséquents et des rappels de primes de fin d’année.

Seuls l’intervention et le soutien sans faille du syndicat FOdpt68 et de son cabinet d’avocats ont permis de faire ABOUTIR ces situations DÉLICATES.

Vous aussi, rejoignez le syndicat majoritaire du Département du Haut-Rhin !

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12 septembre 2018
Syndicat FOCeA

JUSTICE – NBI accueil du public : Deux nouvelles condamnations pour le CD68 lourdes de conséquences

Depuis septembre 2015, deux collègues secrétaires de centre médico-sociaux (CMS) du département du Haut-Rhin, demandaient à bénéficier de la NBI « fonction d’accueil exercé à titre principal », correspondant à 10 points de traitement indiciaire supplémentaires par mois (environ 50 euros bruts). Face aux refus qui leur étaient opposés par l’Administration, elles avaient décidé de saisir le tribunal administratif de Strasbourg estimant qu’elles avaient été lésées.

Avec le concours du cabinet d’avocats Grimaldi mis à disposition par notre organisation syndicale, ces deux adhérentes viennent d’obtenir l’annulation par les juges administratifs des décisions leur refusant le bénéfice de cette NBI (lire le jugement ICI).

Après avoir examiné leur fiche de poste et constaté que ces collègues étaient bien en charge de l’accueil physique et téléphonique au sein de leur CMS respectif, le tribunal a condamné le département du Haut-Rhin à leur attribuer les 10 points de NBI « accueil » à effet rétroactif au mois de septembre 2015, date de leur demande initiale, et à verser à chacune d’elle la somme de 1000 euros au titre des frais de justice. Elles perceront  donc un peu plus de 2000 euros au titre des rappels de NBI chacune, notre organisation syndicale récupérant les 2000 euros de frais de justice.

Lors de notre rencontre du 27 août dernier, nous avons demandé à Madame la Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin si ses services allaient régulariser la situation des nombreux collègues exerçant les mêmes fonctions d’accueil dans les autres services de la Collectivité. Aucune réponse ne nous a été clairement apportée sur ce point. Toutefois, Madame la Présidente nous a indiqué que le département ne ferait pas appel du jugement.

Pour notre part, nous laissons le soin à l’Administration de tirer elle-même les enseignements de ces regrettables erreurs et de procéder à la régularisation des dizaines d’agents concernés. Si tel n’était pas le cas, nous proposerons prochainement à ces agents de faire valoir leurs droits.

Vous pensez être potentiellement concernés ?

Pour plus d’information, contactez ici FODPT68

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28 juin 2018
Syndicat FOCeA

JUSTICE – Le CD68 encore condamné : le Tribunal Administratif annule un refus de reconnaissance d’accident de trajet !

En fin d’année dernière à la suite d’une parution du magazine interne PASSERELLE, notre organisation syndicale vous avait alerté sur le fait que notre Collectivité refusait de reconnaître les accidents de trajet lorsqu’il était établi que l’agent qui en était victime, avait commis une infraction au code de la route (lire ICI pour rappel). Nous vous avions ainsi informé que l’un de nos adhérents avait contesté une telle décision le concernant devant le tribunal administratif de Strasbourg.

Agent d’un centre routier du sud du département, celui-ci avait franchit une intersection après avoir marqué un STOP vers 7h45 un matin d’hiver et n’avait pas vu un véhicule arrivé sur la voie prioritaire, dans la mesure où il avait été ébloui par le soleil levant et rasant. Une collision avait donc eu lieu et notre collègue, blessé à la main, avait du être transporté à l’Hôpital et avait été placé en arrêt de travail par la suite. Il avait demandé la reconnaissance de cet accident de trajet ce que lui a refusé l’Administration.

Sur nos conseils et avec le concours de notre cabinet d’avocats, il a alors décidé de contester cette décision a finalement obtenu, ce jour, un jugement favorable.

Et pourtant, nous n’avions cessé de prévenir la DRH et la Direction générale sur cette erreur, en vain …

Après avoir souligné le caractère involontaire de cet accident et l’absence d’antécédents de conduite dangereuse de l’agent, le tribunal a donc prononcé :

  • l’annulation de la décision du Président du Conseil départemental du Haut-Rhin refusant de reconnaître l’imputabilité au service de son accident trajet survenu le 25 février 2015
  • l’obligation de réexaminer la situation de l’agent sous un délai de un mois
  • la condamnation du département du Haut-Rhin à verser 1500 euros de frais de justice

Même si le Département peut faire appel de cette décision, nous pensons qu’il est vraiment temps que l’Administration se remette en question et cesse son entêtement à ne pas admettre le bien fondé de nos demandes et de celles de nos adhérents !

Nous regrettons enfin que l’Administration n’ait pas hésité pour se défendre, à indiquer que l’agent en question, qui n’a jamais eu de retard de toute sa carrière, avait pu être tenté de ne pas marquer le STOP pour être certain de respecter ses horaires de travail (accident survenu aux alentours à 7h50 pour une prise de poste à 8h alors qu’il était à 5,4 km de son centre routier). L’agent a apprécié… !

Victime d’un accident de trajet domicile-travail ou d’un accident en déplacement professionnel ?

Un seul réflexe : contactez FOdpt68 immédiatement,

contact@fodpt68.fr

07 82 70 14 53

Le syndicat qui fait du VRAI syndicalisme !

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